Une étude de Stanford suggère que les craintes de fraude par les chatbots sont exagérées

Une nouvelle étude de l’Université de Stanford suggère que les craintes concernant la tricherie suscitée par les chatbots pourraient être exagérées. Selon les chercheurs, l’introduction de chatbots d’intelligence artificielle tels que ChatGPT n’a pas entraîné une augmentation significative de la tricherie dans les lycées.

L’étude a été menée dans plus de 50 lycées cette année, révélant que les taux de tricherie sont restés similaires à ceux des années précédentes, avec seulement 10 à 15 % des élèves avouant avoir triché récemment. Ces résultats contredisent les inquiétudes initiales concernant l’impact des chatbots sur l’intégrité académique.

Denise Pope, professeure à la Stanford Graduate School of Education, a souligné que malgré les inquiétudes initiales, les données ne montrent pas de changement significatif. Elle a également ajouté que la tricherie est souvent le symptôme d’un problème systémique plus profond, suggérant que les stratégies visant à accroître l’engagement et la valeur des étudiants sont plus efficaces que des mesures strictes contre l’IA.

Cependant, l’étude révèle que 55 à 77 % des lycéens ayant avoué avoir utilisé un chatbot d’IA l’ont fait pour générer des idées ou des projets, tandis que seulement 9 à 16 % l’ont utilisé pour rédiger intégralement un devoir. Ces résultats pourraient influencer la façon dont les écoles abordent l’utilisation des chatbots par les étudiants.

En outre, l’étude met en lumière la nécessité d’éduquer les étudiants à comprendre et à réfléchir de manière critique à cette technologie. Victor Lee, professeur à la Stanford Graduate School of Education, soutient la mise en place de ressources gratuites pour aider les enseignants à aborder ces questions dans leurs cours existants.

Enfin, l’étude suggère que les craintes de tricherie généralisée liée aux chatbots pourraient être exagérées. Alors que les écoles travaillent à l’établissement de règles d’utilisation acceptables pour les outils d’IA, les étudiants développent des opinions nuancées sur l’utilisation de ces technologies à des fins académiques. Selon une enquête, la majorité des adolescents qui connaissent ChatGPT ne l’ont pas utilisé pour leurs travaux scolaires, suggérant que les craintes pourraient être infondées.

En conclusion, l’étude de Stanford offre une perspective intéressante sur l’utilisation des chatbots dans les écoles, mettant moins l’accent sur les préoccupations liées à la tricherie et davantage sur l’aide aux élèves à comprendre, utiliser et réfléchir de manière critique aux nouvelles technologies.

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