Un accord historique en Europe pour encadrer l’intelligence artificielle et ses opportunités infinies

L’Europe parvient un accord sur les premières règles globales au monde en matière d’IA, tentant d’exploiter les avantages potentiels de la technologie

Les négociateurs du Parlement et du Conseil européens ont finalement trouvé un accord provisoire sur la législation sur l’intelligence artificielle vendredi dernier. Cette loi, appelée AI Act, a été conçue initialement pour atténuer les dangers liés à des fonctions spécifiques de l’IA en fonction de leur niveau de risque, de faible à inacceptable. Mais elle a été étendue aux modèles à usage général, les systèmes avancés qui sous-tendent les services d’IA tels que les chatbots et les logiciels créant des images manipulées.

Cette entente arrive malgré l’opposition menée par certains pays, qui ont plaidé en faveur de l’autorégulation pour aider les sociétés européennes d’IA à rivaliser avec leurs grands rivaux américains.

La loi vise à établir une nouvelle référence mondiale pour les pays cherchant à exploiter les avantages potentiels de la technologie, tout en essayant de se protéger contre ses risques possibles, tels que l’automatisation des emplois, la diffusion de fausses informations en ligne, et la mise en danger de la sécurité nationale. Selon un rapport de l’Union européenne, l’IA pourrait apporter une contribution économique de plus de 1 000 milliards d’euros d’ici 2030.

Les décideurs politiques européens se sont concentrés sur les utilisations les plus risquées de l’IA par les entreprises et les gouvernements, en particulier celles destinées à l’application des lois et à l’exploitation de services cruciaux comme l’eau et l’énergie. Les fabricants des plus grandes technologies d’IA usage général seront confrontés à de nouvelles exigences de transparence. Cette réglementation vise à protéger les droits des citoyens tout en favorisant l’innovation.

Thierry Breton, le commissaire européen qui a aidé à négocier l’accord, a déclaré que l’Europe s’est positionnée comme un pionnier dans la régulation de l’IA, comprenant l’importance de son rôle de normalisateur mondial.

Cependant, l’efficacité de cette loi est sujette à question. Certains aspects de la politique ne devraient pas entrer en vigueur avant plusieurs mois voire plusieurs années. De plus, les discussions ont été houleuses jusqu’à la dernière minute, montrant une certaine difficulté à trouver un équilibre entre l’innovation et la nécessité de se prémunir contre d’éventuels dommages.

Malgré ces défis, l’Europe a souhaité prendre les devants dans la régulation de l’IA, ayant commencé à travailler sur ce qui allait devenir le système de réglementation de l’AI Act en 2018. Cette législation, si elle est adoptée, pourrait servir de modèle pour d’autres pays cherchant à réguler le secteur de l’IA.

Ainsi, l’Europe montre sa volonté de devenir une référence mondiale en matière de technologie, tout en protégeant les droits des citoyens face aux risques potentiels de ces avancées.

Laisser un commentaire