Révélation choquante: l’IA n’a pas écrit l’émission « George Carlin » mais des humains!

Un représentant du diffuseur Dudesy a récemment admis devant les médias que l’émission spéciale « George Carlin : I’m Glad I’m Dead » diffusée sur YouTube n’a pas été générée par une intelligence artificielle comme prétendu. En réalité, il s’agit d’un personnage fictif de podcast créé par deux êtres humains. Cette admission fait suite à une action en justice intentée par la succession du célèbre comédien décédé.

L’affaire a été portée devant le tribunal fédéral de Los Angeles. La succession de George Carlin a accusé la société Dudesy d’avoir utilisé le nom, l’image et le style comique du comédien sans autorisation, violant ainsi les droits d’auteur et de publicité de Carlin. L’émission spéciale prétendument générée par l’IA a depuis été retirée de YouTube et la succession de Carlin poursuit le diffuseur pour des dommages-intérêts punitifs.

Dans une déclaration, la fille de George Carlin, Kelly Carlin, a dénoncé l’action de Dudesy, qualifiant la tentative de capitaliser sur la réputation de son père de « mal exécutée » et « malhonnête ». Il est inacceptable que des individus sans scrupules tentent de profiter de l’extraordinaire popularité de mon père auprès de ses admirateurs, a-t-elle ajouté.

Le cas de George Carlin n’est pas unique, car de plus en plus de célébrités font face à des problèmes similaires liés à l’utilisation de leur image et de leur voix par des sociétés d’intelligence artificielle sans leur consentement. Des acteurs tels que Ned Luke et Stephen Fry ont également dénoncé l’utilisation non autorisée de leur voix par des chatbots vocaux et des clones audio générés par l’IA.

Ces affaires soulèvent des préoccupations quant à la régulation de l’utilisation de l’IA dans l’industrie du divertissement et mettent en lumière la nécessité de protéger les droits des artistes interprètes ou exécutants. Des législations visant à introduire des lois protégeant les artistes contre la reproduction numérique sans leur consentement sont actuellement à l’étude au Congrès américain.

Il est clair que l’utilisation de matériel protégé par le droit d’auteur dans les modèles d’apprentissage de l’IA est devenu un domaine juridique controversé et incertain. Cette affaire met en lumière la nécessité d’établir des normes claires et des protections légales pour les artistes face à l’essor de l’IA dans l’industrie du divertissement.

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