Les outils révolutionnaires de GenAI : un avenir compromis par les droits d’auteur, selon Anthropic IA

Les outils de génération automatique de contenu, basés sur l’intelligence artificielle, sont de plus en plus utilisés dans divers domaines, comme le journalisme, le marketing, le design ou la musique. Ces outils, appelés outils GenAI, permettent de créer du texte, des images, des vidéos, des sons ou des modèles 3D à partir de données existantes ou de requêtes en langage naturel. Ils s’appuient sur des algorithmes complexes et des réseaux de neurones capables d’apprendre des modèles et de produire des résultats qui imitent la créativité humaine.

Cependant, l’utilisation de contenu protégé par le droit d’auteur dans les données de formation de ces outils soulève des questions juridiques et éthiques. Des entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle générative, comme Anthropic, estiment que tout régime de licence pour l’utilisation de ce contenu serait trop complexe et coûteux. Elles affirment que les outils d’IA à usage général d’aujourd’hui « ne pourraient tout simplement pas exister » si les entreprises devaient payer des licences pour un tel contenu.

L’utilisation de contenu protégé par le droit d’auteur dans les données de formation des outils GenAI a donné lieu à des poursuites judiciaires de la part de détenteurs de droits d’auteur, notamment dans le secteur de la musique. Des éditeurs de musique ont intenté des actions en justice contre des entreprises d’IA générative, réclamant des millions de dollars de dommages et intérêts pour l’utilisation présumée illégale de paroles de chansons protégées par le droit d’auteur.

Cependant, les entreprises d’IA générative affirment que la formation de leurs modèles à partir de contenu protégé par le droit d’auteur relève de l’« usage équitable » en vertu de la loi américaine. Elles soutiennent que la nécessité d’obtenir des licences pour utiliser ce contenu bloquerait l’accès à la grande majorité des œuvres et ne profiterait qu’aux « entités disposant de ressources élevées » capables de payer pour se conformer à la loi.

De plus, ces entreprises affirment que la demande d’un régime de licence pour l’ingestion par les outils GenAI de contenu protégé par le droit d’auteur serait inappropriée, car cela « empêcherait l’utilisation d’idées, de faits et d’autres éléments non protégés par le droit d’auteur ». Elles estiment que le développement de modèles d’IA génératifs serait non rentable si des licences devaient être obtenues pour chaque ensemble de données utilisé dans la formation de ces modèles.

Les actions en justice intentées contre les entreprises d’IA générative pour leur utilisation de contenu protégé par le droit d’auteur, y compris des paroles de chansons, reflètent les défis juridiques et éthiques posés par l’utilisation de ces nouvelles technologies. Alors que les tribunaux ne se sont pas encore prononcés sur ces affaires, il est clair que le débat sur l’utilisation du contenu protégé par le droit d’auteur dans l’IA générative est loin d’être clos.

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