Les humains restent imbattables face à l’IA dans la plupart des emplois, selon une nouvelle étude

Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Paris-Saclay affirme que les humains restent moins chers que l’IA dans la grande majorité des emplois. Selon cette étude, l’IA ne peut automatiser qu’une partie de certaines tâches et le kit nécessaire est trop coûteux pour en faire une solution rentable. Cette étude remet en question les prédictions selon lesquelles l’IA remplacerait de manière rentable la majorité des emplois actuels.

L’étude a examiné les aspects pratiques de la mise en œuvre de systèmes d’IA pour remplacer le travail humain dans diverses industries, en mettant l’accent sur les tâches qui nécessitent des compétences en vision par ordinateur, telles que celles effectuées par les évaluateurs immobiliers, les enseignants et les boulangers. Les chercheurs ont interrogé les travailleurs pour déterminer les capacités dont les ordinateurs auraient besoin pour accomplir leurs tâches, ont additionné le coût de construction et d’installation de tels systèmes d’IA, puis ont comparé ce coût aux salaires des travailleurs humains. Ils ont conclu que seulement 23 % des salaires versés aux travailleurs pour des tâches visuelles seraient intéressants à automatiser.

Ces résultats remettent en question la crainte répandue de voir des machines basées sur l’IA prendre le dessus sur de nombreux emplois. Si certains secteurs seront effectivement plus exposés à l’IA que d’autres, les chercheurs estiment que la crainte que l’IA ne vole de nombreux emplois semble exagérée, du moins pour le moment. Ils soulignent que si l’IA peut améliorer la précision et l’efficacité des données, elle reste coûteuse à mettre en œuvre et produit souvent des erreurs.

En outre, même avec une baisse rapide des coûts de 20 % par an, il faudrait encore des décennies pour que les tâches de vision par ordinateur deviennent économiquement rentables pour les entreprises. Un autre obstacle à l’adoption de l’IA est « l’acceptabilité sociétale de l’IA », qui peut rencontrer des résistances dues à des préoccupations culturelles, éthiques ou opérationnelles.

Il est donc probable que l’avenir du travail dans un monde où l’IA est omniprésente soit une intégration progressive de cette technologie dans divers secteurs, plutôt qu’un remplacement rapide des travailleurs. Bien que certaines fonctions deviendront obsolètes, d’autres types d’emplois pourraient émerger à mesure que la technologie se développe.

Ainsi, la crainte de voir des machines basées sur l’IA prendre le dessus sur les emplois semble, pour le moment, exagérée. Il est important de continuer à étudier l’impact de cette technologie sur le marché du travail et d’être conscient des opportunités, mais aussi des limites, de l’IA dans différents secteurs.

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