Le New York Times en position favorable pour remporter sa bataille juridique contre OpenAI selon des experts en droit

Le New York Times pourrait gagner son procès contre OpenAI pour violation du droit d’auteur
Le New York Times a intenté un procès contre OpenAI, la société à l’origine du générateur de texte GPT-4, qu’il accuse d’avoir utilisé des extraits de ses articles sans autorisation pour entraîner son intelligence artificielle. Selon le journal, cette pratique constitue une violation de ses droits d’auteur et porte atteinte à son intégrité journalistique. OpenAI tente de se défendre en invoquant le principe du fair use, qui permet l’utilisation d’œuvres protégées à des fins d’éducation, de recherche ou de critique, sans avoir besoin de l’accord des ayants droit.

Selon l’analyse de James Grimmelmann, professeur de droit, et Timothy Lee, le New York Times pourrait bien avoir une chance de gagner ce procès. Ils estiment que contrairement à ce que prétend l’avocat Daniel Jeffries, la loi du droit d’auteur vise à empêcher les personnes de faire des copies exactes ou presque exactes du contenu et de les publier à des fins commerciales. Si OpenAI a utilisé des extraits d’articles du New York Times pour entraîner son intelligence artificielle et que cette dernière a produit des œuvres créatives entrent directement en concurrence avec les œuvres originales, l’entreprise se trouverait dans une position juridique plus faible que Google lorsqu’il a intenté un procès similaire en 2004.

Les défenseurs d’OpenAI soutiennent que l’utilisation de données d’entraînement par leur modèle d’IA ne porte pas atteinte au droit d’auteur, mais Daniel Jeffries, l’auteur de l’article qui défend la position de OpenAI, est convaincu à tort que leur position est exacte. Il semble que le modèle genAI insiste sur le fait que c’est ce que l’invite des utilisateurs voulait.

Il est donc nécessaire de prendre cette affaire au sérieux, car contrairement à ce que prétend Daniel Jeffries, OpenAI pourrait bien se retrouver dans une position juridique délicate. En effet, si leur intelligence artificielle a produit des œuvres créatives en concurrence avec celles du New York Times, cela pourrait constituer une violation des droits d’auteur.

Il sera donc intéressant de suivre l’évolution de cette affaire et de voir si le New York Times parviendra à faire valoir ses droits dans ce procès.

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